Après le Yunnan en 2004, le Guizhou et le Guangxi en 2005, Michel et Régine retournent en Chine cette année, dans le Sichuan. De Chengdu, capitale de la province nous prendrons la route "Sichuan-Tibet Nord" pour 1000 km en autobus public...
03 mai 2006
Un an après, nouveau départ !
Notre vol sera bien plus court que d'habitude. Les capitales provinciales de la Chine moderne se rapprochent peu à peu, les échanges économiques et touristiques se multiplient et de nouvelles lignes aériennes sont ouvertes. Finies les escales forcées à Bangkok, Hong-kong ou même Pekin, nous prendrons cette année un vol quasi direct par KLM Air-france via Amsterdam : 12 heures de vol seulement! L'an dernier avec China Airlines nous avons transité à Beijing soit un détour de 2 ou 3000 km ! Et le prix du vol sera calculé en conséquence. Bonus.
C'est notre quatrième grand voyage en Chine ! et cette année nous revenons sur des contrees connues : le Sichuan. Nous irons plus loin que l'an dernier. Nous suivrons l'itinéraire classique Sichuan Tibet nord, qui mène à Lhassa (on va pas dire "sur les traces de Alexandra David-Neel," c'est galvaudé.). Nous plongeons dans le Tibet profond, la plus grande partie de notre voyage se déroulera en altitude, dans des vallées encaissées bordées de hautes montagnes. Nous espérons pouvoir vous montrer quelques beaux paysages dans ce blog.
Lire la suite de ce récit dans ce blog
30 avril 2006
Les prairies de Tagong
Ce dimanche 30 avril, nous partons pour Tagong. A la gare routiere nous rencontrons Claire et Estelle, jolies étudiantes françaises installees pour un an en chine. Perdues dans l'une des plus grandes villes du monde -Chongqing- elles y apprennent le chinois !
A Tagong, le spectacle est dans la rue et nous photographions les khampas sans complexe.
Nous nous installons dans une chambre chez l'habitant. Comme dans la plupart des hotels de la ville, faute d'eau courante, la douche est inexistante, et nous nous contentons de cuvettes d'eau chaude. On est quand meme en altitude, il fait 10 degres dans la chambre la nuit !
Voici la maison ou nous logeons.

Tagong a aussi une grande lamasserie, le Lhagang gompa. Des moines bouddhistes (secte des bonnets jaunes) animent ces lieux et leurs sourires sont permanents.
Un autre temple, plus récent, est construit pres de Tagong, dans la prairie au milieu des yacks :
Au cours d'une balade dans la région en direction d'un joli village tibetain - Xianlong - nous rencontrons une tente de nomades mais nous preferons refuser l'invitation du berger a venir nous installer sous sa tente autour d'un the !
Ce village est a une heure de marche de Tagong, il y a un petit monastere ou vivent 5 moines. Les maisons sont magnifiques, en pierre et en bois, toutes orientees vers le sud-ouest. Nous admirons le travail des charpentiers, qui realisent les planchers et les charpentes d'une maison fraichement batie : il n'y a pas d'electricite et tout est fait main, a l'herminette ! Tenons, mortaises sur des troncs bruts de 50 cm de diametre ! Impressionnant.
Il n'y a qu'un seul point d'eau est disponible au centre du village et les villageois defilent avec leurs bidons.
Au retour nous rencontrons un jeune garcon, seul sur le chemin, il revient de l'école le cartable dans le dos et rentre au village de Xianlong (une heure de marche !) Il nous montre gentiment le contenu de son cartable, un livre et un cahier pour le chinois puis un livre et un cahier pour le tibetain ! Tres dur l'ecole dans ces coins la ! Je lui donne mon stylo (publicité de ma banque) puis je lui offre ma calculette de voyage. Il l'essaie tout de suite, sans hesiter : 6 x 5 = 30 ! et me remercie d'un grand sourire ! le bonheur.
A Tagong nous reperons un petit restaurant tibetain avec vue sur la place au premier etage d'une maison. Nous y mangerons notre premiere tsampa, plat tibetain typique composé de farine d'orge melange au beurre de yak et arrose d'un peu de the... le melange s'effectue a la main jusqu'a obtenir une boulette de pate !
Par la suite nous aurons l'occasion d'initier un groupe de chinois etonnes par notre savoir-faire :
Le coin du routard...
Depuis la gare routiere de Kangding, nous avons rejoint Tagong en autobus public (33 yuans par personne) en quatre heures, mais il faut se lever tot, le bus est a 6:30 !
Pour en savoir plus sur Tagong et ses environs, ( et pour visiter le site de Patricia), cliquer sur ce lien : http://perso.orange.fr/chine-ethnic/tagong.htm
Croquis detaille des hebergements de Tagong
Le restaurant tibetain : en bas de la place du monastere (face au restaurant Jimchuan), au premier etage d'une maison tibetaine en pierre. Accueil tres chaleureux, au menu Tsampa et Yack !
29 avril 2006
Lac Mogecuo



Il fait tres froid et l'eau est gelée au bord du lac, mais nous arpentons la montagne et atteignons presque la cote 4000. Notre acclimatation est au mieux, notre moral aussi car en marchant, nous admirons le plus haut sommet du Sichuan dans le lointain: le GonggaShan (7700m).




Le coin du routard...
Nous avons negocie la course avec un taxi de Kangding qui mettra 1 heure 15 pour nous convoyer (150 yuans=15 euros). Nous devrons acquitter une taxe de 58 yuans (chacun) pour entrer dans le Parc. Cette taxe n'est vraiment pas justifiee car les equipements du parc ne sont pas encore operationnels :
- une tres longue construction de bois sur le flanc gauche du lac ne mene a aucun point de vue supplementaire...
- un amenagement le long de la riviere ne sera que peu utilisé car on voit tres bien celle-ci depuis la route
- des Wc chimiques ont ete deposes mais n'ont jamais ete actives
Le taxi nous reprendra a 16 heures.
Un plan detaille sur le site de Patricia : iciVue d'ensemble sur une carte de ChinaBackpaker
28 avril 2006
Toujours vers l'ouest : Kangding
Cette ville est a moitie tibetaine, ici les allures et les visages sont differents. Dans la rue nous nous retournons sur le passage de grandes femmes en robes longues, une tresse de laine rouge dans les cheveux. Les hommes tibetains, tannes par le soleil portent souvent de grands chapeaux style 'stetton'. Quelle classe !
Ces gens sont surtout tres gentils, souriants et cherchent a communiquer. On a appris a dire bonjour en tibetain : Tashi delek.
Nous logeons dans un petit hotel tibetain a cote du grand Kangding Hotel. Cet hotel est parfaitement propre et pimpant (motifs tibetains tres colores peints sur les murs de toutes les chambres). Le couple qui tient l'hotel est tres prevenant et c'est tres drole de voir nos discussions avec un papier et des dessins. Ils nous ont apporte leur aide pour la location d'un taxi pour la journee de demain.

Nous avons passe l'apres-midi dans le plus gros monastere de la ville : Nanwu Si. Impressionnant. 60 moines y vivent dans des cellules sur deux etages autour d'une grande cour. Le temple est en restauration et c'est une reussite. Nous avons eu la chance de pouvoir observer longuement le travail des artisans, peintres, ebenistes, sculpteurs et tailleurs de pierre : une vraie ruche et quel merveilleux resultat!


Le coin du routard...
Nous recommandons : l'hotel "Yong Zhu Hotel" situé dans une ruelle qui monte juste a gauche du grand hotel "Kangding
Binguan" tout pres du Temple Anjue Si. Nous avions deux lits dans un dortoir de trois : 30 yuans/lit.
L'ensemble est tres propre dans une ambiance tibetaine coloree.
25 avril 2006
Emei Shan, montagne sacree chinoise
Tout va tres vite en Chine et le Guide du Routard a du mal a suivre. La guesthouse est devenue un "hotel international" tout neuf, au meme endroit. Un confort apprecie a un prix tres doux : 8 euros par nuit. Nous avons donc un camp de base pour une belle rando de deux jours sur la montagne sacree (lundi 24 et mardi 25).
Le site est magnifique. La rando se deroule dans un parc national inscrit au patrimoine mondial. La montagne culmine a 3000 metres et nous demarrons a 500 ! mais nous n'avons pas l'ambition d'atteindre le sommet qui est dans les nuages. Il fait chaud. La montagne sacree est parsemee de temples, de monasteres : j'en ai compte une vingtaine sur la pauvre carte-schema en chinois qui nous servira de guide pendant deux jours. Ces temples sont vraiment magnifiques, bien entretenus, accroches a la pente. La vie monastique y est encore bien presente et les pelerins nombreux et fervents.

Le plus spectaculaire a nos yeux reste la vegetation, luxuriante, exuberante partout presente. Chaque temple est niche dans la foret et de plus les moines etant experts en jardinage, ils s'entourent de fleurs et de bonzais, ce qui concourt a integrer le temple dans son contexte vegetal.
Nous n'avons pas beaucoup de details sur les distances et les deniveles, nous marchons donc un peu a l'aveuglette. On ne risque pas de se perdre, le chemin est bien marque : deux metres de large, des marches de pierre taillees main, sur 110 km !!
On peut manger dans ces monasteres, on peut y dormir egalement, on ne s'en est pas prives, voici une vue depuis la fenetre de notre chambre....

Le coin du routard...
La guesthouse TeddyBear se trouve pres de la gare routiere de Baoguo. Patricia, l'une des employees de la guesthouse, n'est sans doute pas loin et vous proposera une chambre et de bons conseils, elle parle anglais. Pour notre part, nous avons ete installes dans une grande et belle chambre avec salle de bains moderne pour 80 yuans
Carte-schema de la montagne sacree Emei Shan
19 avril 2006
Le Sichuan, Chine ou Tibet ?
Située dans le sud-ouest de la Chine, cette province s’étend sur une superficie de 485000 km². Sa surface est donc proche de celle de la France mais une grande partie de ce territoire est constitué de plateaux en haute altitude.
Sa population est de 110 millions d'habitants dont 12 millions vivent dans la capitale provinciale : Chengdu. C'est la province la plus peuplée de Chine. D'autre part, l'ouest du Sichuan comporte une province de l'ancien Tibet : le Kham. On trouvera donc dans ces contrées une forte imprégnation tibétaine, dans le peuple, la langue, la religion, la nourriture (carte de l'ancien Tibet). Le Sichuan est réputé pour son poivre et ses pandas géants.
Le Sichuan dispose en outre de 4 sites naturels classés par l’Unesco dans son répertoire du patrimoine culturel et naturel du monde, à savoir : 
- la vallée de Jiuzhaigou
- les monts Huanglong
- le Bouddha géant de Leshan et la montagne sacrée Emei
- le Mont Qingcheng et système d’irrigation de Dujiangyan
Nous avons bien l'intention de visiter deux ou trois de ces sites...
Chengdu
Capitale du Sichuan, Chengdu est aussi le centre politique, économique et culturel de la province. La ville de Chengdu est jumelée avec Montpellier et le Sichuan avec la région Midi-Pyrénées. Chengdu, se trouve à 500m d’altitude et se situe au pied des contreforts des plateaux tibétains (Voir photo satellite). Le Président Jacques Chirac accompagné de plusieurs centaines de chefs d’entreprises a ouvert son périple chinois en débarquant à Chengdu en octobre 2004.
Le climat est relativement doux. La température est en moyenne de 8° en hiver et de 24° en été. La mousson se situe aux mois de juillet et d’août. Le ciel est en général gris avec des embellies au printemps et à l’automne.Chengdu d'après l'Alliance Française :
Nous comptons actuellement 170 Français a Chengdu et dans les environs environ. Le Consulat Général de France est ouvert. L’Alliance française compte une dizaine de professeurs français titulaires en plus de son Directeur. Dirigée par un français, la Chambre de Commerce Européenne a pour vocation de défendre les intérêts des entreprises européennes auprès des autorités et des administrations chinoises. Le patron du Garden City Hotel est français. Les Français se retrouvent là pour le Beaujolais nouveau, le 14 juillet et des concerts…
Deux grands magasins français : Carrefour et Auchan. Une ONG : Médecins du monde. Des entreprises : Accor, Alcatel, Airbus, Air France, Areva, Atexis, Bim Sifram, BNP Paribas, Groupama, Lafarge, l’Oréal, Renault, Snecma, Veolia.
08 avril 2006
2005 Le Sud-Yunnan, le Guizhou et le Guangxi
Le voyage précédent nous avait enthousiasmé et nous rêvions de revenir dans le Yunnan. Nous n’avions pas eu le temps de contempler les "miroirs du ciel". Quelle expression imagée pour décrire les magnifiques cultures en terrasses de cette belle région du sud Yunnan. En avril et mars, les rizières qui occupent ces terrasses sont en eau et leurs surfaces forment des milliers de miroirs qui réfléchissent la lumière du ciel.
Hélas le ciel bleu est rare dans ces contrées. La constante évaporation y génère fréquemment un brouillard à couper au couteau.
En 2005, nous revoici à Kunming. La ville a bien changée : tout le centre a été reconstruit !, La gare est flambant neuve. Elle a une allure d'aéroport international occidental. Au centre ville se dressent des immeubles de 40 étages dans de larges avenues prêtes à affronter les embouteillages du futur. On songe à Hong-kong ! Ainsi va la Chine, très vite !
En bus, dès le lendemain, nous repartirons plein sud pour atteindre YuanYang charmant village, perché haut dans la montagne, cerné de rizières. Nous sommes dans la vallée du Fleuve rouge qui file vers le sud-est, vers Hanoi et le Viet-nam. Deux minorités ethniques occupent cette région les Hani et les Yi. C'est les Hani qui en plusieurs siècles ont sculpté les montagnes pour y cultiver le riz nécessaire à leur survie dans ces zones de montagne où ils se sont peu à peu réfugiés sous la pression des Han.
De YuanYang, quelques jours après, nous retournerons à Kunming pour prendre –en train – la direction de l'Est et la province du Guizhou.
Le Guizhou est l'une des provinces les plus pauvres de Chine. Nous resterons une bonne semaine à Kaili petite ville de 150000 habitants. Nous sommes au cœur du pays Miao. Les Miao (appelés Hmongs dans d'autres pays d'asie) habitent des maisons de bois, c'est un peuple de charpentiers, comme les Dongs que nous rencontrerons plus tard.
Nous avions le projet de participer au festival Miao "le repas des sœurs" et nous y parviendrons. Au prix de beaucoup de bousculades et de logements sommaires. Mais les sourires et les costumes de broderies multicolores justifieront nos efforts.
Les Dongs sont aussi de bons charpentiers. Ils construisent des "ponts du vent et de la pluie" et des "tours du tambour" qui favorisent les fêtes et la palabre au quotidien.
Les Dong considèrent la tour du Tambour comme l'âme du village. Au rez-de-chaussée de la Tour du Tambour de forme carrée, était suspendu un grand tambour rectangulaire . En cas d'urgence, on le frappait pour rassembler les villageois. Les villages Dong sont très pauvres, mais ce peuple reste très accueillant.
Bientôt, nous quitterons la contrée des Dongs et la province du Guizhou, pour nous rapprocher de l'aéroport de Guilin, fin de notre voyage
.
03 avril 2006
2004- Voyage dans le Yunnan
Depuis quelques années, nous partons en voyage durant les congés
scolaires de Paques... Parce que la durée de ces congés est un peu courte, nous
débordons un peu avant et après, ! Avril-mai donc, ce n'est pas mal. En Chine du
Sud-ouest, il peut faire très chaud au printemps, et l’été c'est la saison des
pluies.
Kunming, dans la province du Yunnan est pile sur le 24° parallèle.
C'est la latitude de la Floride, du Qatar, du Mexique et de la Mauritanie !
C’est la ville du « printemps éternel »
En 2004, nous avons choisi le Yunnan. C'est une province très variée, au carrefour des zones tropicales du sud et des zones himalayennes au nord. On y reste très près du Viet-nam, de la Birmanie et de l'Inde, c'est encore le sud-est asiatique. Les paysages et les peuples reflètent cette diversité. C'est au Yunnan que l'on trouve le plus grand nombre de minorités ethniques de Chine : les Bai, les Hani, les Naxi, les Yi et autres tibetains.Notre point de départ et notre port d’attache, c’est Kunming : 5 millions d'habitants à 1900 mètres d’altitude.
De Kunming, nous avons pris le train pour Dali : 7 heures de train pour faire 400 km. Dali est une ville très touristique : des groupes de chinois porteurs de casquettes de couleur défilent derrière un guide à bannière et porte-voix. Tout proche, nous avons découvert le grand lac ErHai. Nous avons loué des vélos pour visiter les villages bordant le lac et musarder dans les marchés : Xhizou, Wase, Shaping.
A l’étape suivante, 150 km plus au nord, Lijiang, nous retrouvons une ville très touristique, une ruche. La vieille ville est pittoresque, magnifique, elle est construite sur un lacis de canaux ou court une eau claire et transparente. C’est la patrie des Naxi, minorité chinoise descendant des tibétains.
De Lijiang, en bus public, nous sommes remontés vers le nord jusqu’à Zhongdian (3300m). Ici on est au Tibet : les maisons, les gens, les monastères, les yacks en sont témoins. Plusieurs centaines de moines bouddhistes sont à l’abri des contingences de ce monde dans les grandes lamaseries de Songzanlin.
Nous continuerons encore vers le nord pour atteindre Deqin, toujours en bus local. Pauvre bus condamné à franchir tous les jours un col enneigé à 4300 m. Le KawaKarpo depuis ses 6740m domine la région. De ses flancs descend un énorme glacier de 12 km de long. Nous remonterons ce glacier de MingYong pendant 3 heures, jusqu’au belvédère final.
Nous n’irons pas plus loin. Il faut songer à retourner sur nos pas car nous sommes bien loin de l’aéroport ! Pourtant ce retour sera très rapide et nous trouverons le temps de réaliser un trek de deux jours dans les Gorges du saut du tigre. Magnifique randonnée pour nous seuls, sur un sentier facile à flanc de montagne, dominés par des sommets de six mille mètres des deux cotés de la vallée !
Pour en savoir beaucoup plus sur le Yunnan :
http://www.voyage-yunnan.com/



















